Gare de Grenoble (France) 1900-1937

– En 1900, la SGTE reçoit 17 nouvelles motrices de tramway, construites par Buire, et de 8 remorques.

– En 1900, l’usine de chaudronnerie Bouchayer et Viallet, rue de la gare à Grenoble, commence le transfert des installations de l´avenue de la gare sur les berges du Drac, avec l´entrée principale cours Berriat. C´est à ce moment-là, qu´est achetée une halle, sur pied, attribuée aux ateliers de Gustave Eiffel pour l´Exposition Universelle de Paris, afin d´y installer l´atelier de chaudronnerie. Cette halle de 3000 m² est démontée, acheminée à Grenoble et remontée sur le nouveau terrain. Elle devient les Etablissements Bouchayer Viallet (EBV) spécialiste de l’auto-frettage et des conduites forcées. L’usine passera de 800 à 3.000 salariés (dont 800 femmes). L’usine est embranchée sur celui de la Viscose qui rejoint la voie 90, avec de nombreuses expéditions par wagons plats à rangers ou à ridelles à destination de nombreux pays dont la Suisse ou la Norvège. Concernant la Norvège on notera un envoi de 12 wagons partis le même jour et chargés d’autant d’éléments de conduite forcée (un par wagon). Pour un autre client on note le chargement de deux réservoirs frettés chargés côte à côte sur un wagon TP plat à ranchers (7 de chaque côté) et à bogies, n° Ryw 96471 de la Compagnie de chemin de fer de l’Est. L’usine fermera ses portes en 1993.

– Le 17/04/1900, mise en service de la 3ère ligne de tramways électriques de la SGTE, à voie métrique, de la place Grenette (à Grenoble) à La Tronche via le pont des Hôpitaux. (Archives SGTE).

– Le 12/05/1900, mise en service de la 4ère ligne de tramways électriques de la SGTE de 14 km à voie métrique, de la place Grenette à Voreppe via la nouvelle rue Félix Poulat, le boulevard Edouard Rey, la place de la Bastille et le pont de France construit par Eiffel, Saint-Martin-le-Vinoux, avec embranchement à Saint-Egrève entre le Pont de Vence et La Monta. A noter la forte mésentente entre la SGTE et la SVFD qui fit que sur le boulevard Edouard Rey chacune de ces compagnies avait sa propre ligne aérienne de prise de courant ! (Archives SGTE).

– Le 09/08/1900, mise en service de la 5ère ligne de tramways électriques de la SGTE de 0,8 km à voie métrique, de la place Grenette à la gare PLM de Grenoble, via la nouvelle rue Félix Poulat et l’avenue Félix-Viallet. (Archives SGTE).

– Le 14/08/1900, mise en service de la 6ère ligne de tramways électriques de la SGTE, à voie métrique, de la place Grenette au cimetière Saint-Roch. (Archives SGTE).

– Le 01/10/1900, mise en service du prolongement de 210 mètres des deux premières lignes de tramway de la SGTE partant de la place Vaucanson et qui sont désormais amorcées à la place Grenette via la rue Jean-Jacques Rousseau. La place Grenette devient le centre névralgique du réseau SGTE. (Archives SGTE).

– En 1901, la SGTE reçoit 4 nouvelles motrices de tramway, construites par Buire. (Archives SGTE).

– En 1901, mise en service des locomotives à vapeur et à charbon n° 11 « L’Obiou » et 12 « Le Pelvoux » (plus puissantes avec 275 CV) de type 031T construite par Fives-Lille, pour le SGLM.

– De 1901 à 1903, des locomotives à vapeur et à charbon du type 230 de la série B 3261 à B 3300 du PLM des dépôts de Veynes et de Marseille assurent la traction des trains de voyageurs directs de Lyon à Marseille via Grenoble et Veynes.

– En janvier 1901, acquisition par le SGLM des locomotives à vapeur et à charbon n° 21 et 22 de type 031T achetée d’occasion au Fourvière Est Lyonnais (ex- n° 4et 6 du FOL). Ces machines ne donnant pas satisfaction furent rapidement reléguées à la manœuvre.

– Le 06/08/1901, mise en service de la 7ère ligne de tramways électriques de la SGTE de 2 km à voie métrique, de la place Grenette au pied du Pont du Drac via la place Victor Hugo et le Cours Berriat. C’est la seule ligne à être en quasi-totalité à double-voie à l’exception du franchissement du passage à niveau PLM du Cours Berriat se faisant à voie unique (Plus tard la voie traversant ce PN sera également mise à double voie). (Archives SGTE).

– Le 31/12/1901, la SGTE dispose d’un parc de matériel roulant composé de 30 motrices de tramway, construites par Buire, et de 17 remorques, pour 41 km de réseau et 7 lignes exploitées. (Archives SGTE).

– Le 01/01/1902, création des Chemins de Fer Fédéraux suisses (CFF) / Gründung von der Schweizerische Bundesbahn (SBB) / Creazione dal Ferrovie Federali Svizzere (FFS) / Swiss Federal Railways (SBB).

– En 1902, électrification des 2 lignes de tramways de la SVFD de Grenoble – Gières – Vizille et de Grenoble – Gières – Domène.

– En 1902, mise en service de la gare d’échange CEN-SGTE/SNCF baptisée « Grenoble-Polygone » situé le long de la voie 90 près de rue du Polygone (future rue Pierre Sémard), et longeant l’embranchement SNCF de la Viscose. Cet embranchement SNCF était à 3 files de rails, voie normale et voie métrique, permettant au CEN à voie métrique de quitter entrepôt (repris cette année par la SGTE) pour aller jusqu’à la rue Diderot rejoindre la ligne de Veurey. Une carte détaillée de ce secteur figure dans le livre « Du Tram au TAG » de William LACHENAL, JeanMarie GUETAT et Georges MULLER, édité par « La Vie du Rail ». Le plus long embranchement grenoblois, celui de la Viscose, avec desserte de l’usine à gaz de Grenoble (coke), des Ateliers BOUVIER (embranchés avec une plaque tournante pour wagons à 2 essieux, réception de métaux et expéditions de pièces métalliques), des Ciments Vicat (expéditions de sacs de ciments), de l’EDF (rue Diderot, pour réception de poteaux électriques et de transformateurs), des usines Bouchayer et Viallet (pour expéditions d’obus de 75 mn, de conduites forcées et de tuyaux), ainsi que des usines de la Viscose ( avec plaque-tournante et petite remise pour deux locomotives, réception de produits chimiques), la ligne se débranchant derrière le dépôt de Grenoble au niveau de la rue Pierre Sémard, la voie 90 puis longeant sur plusieurs kilomètres la digue du Drac. A cette époque, une locomotives-tender à vapeur du type 022 système Engerth à queue d’hirondelle de l’ex-Compagnie du Dauphiné y effectue la traction des wagons. Les deux autres plus grands embranchements grenoblois de la SNCF étaient ceux de La Capuche près du passage à niveau (PN) de la rue de Stalingrad à Grenoble desservant la rue des Alliés et la rue Alfred de Vigny, dans le quartier du même nom, et celui de La Croix-Rouge dans le quartier du même nom, à Saint-Martin d’Hères desservant l’avenue Ambroise Croizat la distillerie de la Croix Rouge, la biscuiterie Brun, le dépôt de Paganon des VFD (relié au réseau des tramways des VFD) et les Ets Neyret & Brenier (Neyrpic).

– Le 28/03/1902, la SGTE obtient la récupération de la concession des CEN. (Archives SGTE).

– Le 01/09/1902, la SGTE reprend l’exploitation de la ligne des CEN. (Archives SGTE).

– En 1903, une locomotive-tender à vapeur et à charbon du type 030T de la série 5620 à 5631 du PLM du dépôt de Grenoble manoeuvre 3 wagons marchandises en gare de Vif.

– En 1903, mise en service par le SGLM de la locomotive électrique prototype E1 « Le Drac » construite par Thury à Genève, première locomotive au monde à courant électrique haute tension. Les locomotives E1 à E5 seront par la suite renumérotées T1 à T5.

– En 1903, création par A. ARMAND des Moulins de la Frise, rue de la Frise à Grenoble (future minoterie ARMAND Frères, après transfert au 17, rue de Sassenage, future rue René Thomas).

– En avril 1903, mise en service de l’électrification de section d’essais entre La Motte les Bains et La Motte d’Aveillans, par le SGLM (Archives HBD).

– Le 03/09/1903, mise en service des tramways électrique de la SGTE sur la ligne de Grenoble à Sassenage où une correspondance est établie par trains à vapeur ex-CEN jusqu’à Veurey. (Archives SGTE).

– En 1904, la locomotive à vapeur et à charbon du type 022 Engerth n° 553 du PLM tracte un train venant de passer en gare de Gières où elle passe sous le pont situé au Sud-Est de Saint-Martin-d’Hères sur lequel passe en même temps un tramway (Motrice avec deux remorques) de la SVFD venant d’Uriage via Gières.

– En mars 1904, la locomotive électrique E1 « Le Drac » du SGLM tracte en essais un train de 20 wagons à 3 essieux chargé de charbon, soit 300 tonnes.

– En 1905, la locomotive-tender à vapeur et à charbon du type 220 n° 525 du PLM stationne en gare de Grenoble en tête d’un train de voyageurs comptant en tête un fourgon à bagages (vue tirée en carte postale).

Grenoble. La 525 PLM en1905 Collection William LACHENAL
Grenoble. La 525 PLM en 1905
Collection William LACHENAL

– En 1905, le SGLM commande les locomotives de série E2 à E5 dérivées de la locomotive électrique E1 « Le Drac ». Elles seront livrées de façon échelonnée jusqu’en 1909 et porteront respectivement le nom de « l’Isère », « la Romanche », « le Taillefer » et « l’Obiou ».

– Le 01/07/1905, création des Chemins de Fer de l’Etat Italien / Ferrovie dello Stato (FS) par fusion des compagnies de la Società Mediterranea, Adriatica e Sicula et formant un réseau de 10.557 km de lignes et doté de 2.768 locomotives.

– Le 21/10/1905, mise en service des tramways électrique de la SGTE sur la ligne de Grenoble à Veurey via Sassenage supprimant la correspondance est établie à Sassenage par trains à vapeur ex-CEN pour Veurey. Les 3 locomotives à vapeur 030 T à deux cabines, construites par Blanc-Misseron, de l’ex-CEN sont revendues par la SGTE aux Chemins de fer de l’Artois. Avec cette prolongation sur Veurey, Le réseau de la SGTE comprend 8 lignes totalisant 56,33 km. (Archives SGTE).

– En 1906, construction d’un parc découvert central entre les deux rotondes du dépôt de Grenoble par le PLM avec 36 voies disposées autour d’une plaque tournante de 21 mètres de diamètre. (Archives du dépôt de Grenoble).

– En 1906, le SGLM cède à la Tunisie ces locomotives à vapeur et à charbon n° 21 et 22 du type 031T achetée d’occasion au Fourvière Est Lyonnais (FOL) (Archives HBD).

– Le 28/11/1906, le Département de l’Isère et la SGTE signent une convention pour créer et gérer le futur GVL. Le Département fiancera les infrastructures et le matériel roulant, le la SGTE assurera l’exploitation des deux lignes de Seyssins et de Villard-de Lans. (Archives SGTE).

– En 1907, mise en service de l’électrification de la ligne entre La Motte les Bains et Saint-Georges-de-Commiers, par le SGLM (Archives HBD).

– Le 01/03/1907, suite à une forte contestation, la commune de Seyssinet-Pariset organise un référendum municipal au sujet de la ligne de tramway devant passer sur sa commune au niveau des charges financières qui incomberait pendant 60 ans à la commune (104 oui, 77 non, 2 abstentions).

– Le 29/03/1907, la ligne Grenoble – Veynes est coupée par un éboulement près de Saint-Michel-des-Portes qui entraine la chute de deux blocs de rochers. La ligne restera coupée durant une semaine nécessitant l’emploi de deux cents ouvriers pout déblayer et remettre en état la voie ferrée.

– Le 30/03/1907, mise en service du prolongement de 4 km de la ligne de tramway électrique de la SGTE de Pont-de-Claix à Vif, le long de la RN 75 (Archives SGTE).

– Le 22/12/1908, vote du décret de concession suite à l’accord préalable passé entre le Département de l’Isère et la SGTE qui avaient signé une convention 28/11/1906 pour créer et gérer le futur GVL. Le Département fiancera les infrastructures et le matériel roulant, le la SGTE assurera l’exploitation des deux lignes de Seyssins et de Villard-de Lans. (Archives SGTE).

– Le 30/01/1909, mise en service de la section de ligne de tramway entre Domène et Lancey, par la SVFD.

– En 1909, livraison au SGLM des wagons tombereaux de série à 3 essieux n° 244 à 311 construits par les Ets Buire

– Le 03/11/1909, 1er coup de pioche des travaux de construction de la ligne de tramway de la SGTE de Grenoble à Seyssins. (Archives SGTE).

– Le 23/04/1911, inauguration de la ligne de tramway de la SGTE de 6 km de Grenoble à Seyssins, 1ère section de la future ligne de Grenoble à Villard-de-Lans (GVL). (Archives SGTE).

– En 1912, livraison au SGLM des wagons tombereaux de série à 3 essieux n° 383 à 414 construits par les Ets Buire.

– En 1912, livraison au SGLM des wagons couverts de série à 3 essieux n° 505 à 514 construits par les Ets Buire.

– En 1912, livraison au SGLM des wagons tombereaux de série à 3 essieux n° 700 à 822 construits par les Ets CFMCF.

– Le 14/02/1912, mise en service de l’électrification de la ligne entre La Motte d’Aveillans et La Mure, par le SGLM. La totalité de la ligne entre Saint-Georges-de-Commiers et La Mure est réalisée en courant 2.400 Volts continus à 2 ponts (+ et – 1200 Volts), une première au monde en courant en haute tension (Archives HBD).

– En octobre 1912, la locomotive à vapeur et à charbon du type 031 n° 3091 du PLM (série 3001 à 3040) tracte un train mixte voyageurs et marchandises (MV) Grenoble – Chambéry et quitte la gare de Grenoble et passe devant le poste d’aiguillage n° III pour franchir le passage à niveau (PN n° 1) du Cours Berriat.

– En 1913/1914, mise en service de la section de ligne de tramway entre Lancey, Brignoud et Froges, par la SVFD.

– En janvier 1913, l’Administration des Postes signe un contrat avec la SGTE et pour la pose de boîte à lettres sur toutes les motrices de tramway, à l’exception de celles desservant le Cours Berriat. Ce service, accessible au public, sera supprimé vers 1920. (Archives SGTE).

– En août 1913, livraison de l’automotrice électrique prototype A2 du SGLMG, construite par Buire et Thomson-Houston, au SGLM, livrée sur wagon PLM.

– En 1914, circulation du train omnibus n° 1830 Marseille-Saint-Charles – Grenoble via Veynes-Dévoluy, tracté par une locomotive à vapeur, par la Compagnie du PLM.

– De 1914 à 1922, construction du viaduc de la Roizonne (en maçonnerie, avec 230 mètres de long, une grande arche centrale de 79 mètres d’ouverture et 120 mètres de haut) entre La Mure et Corps pour le SGLMG (ex-SGLM avec le G pour Gap). Ce viaduc existe toujours mais sert aujourd’hui pour le trafic routier.

– Le 01/07/1914, après de grosses difficultés de travaux de génie civile sur le bas de la ligne, les rails de la ligne de tramway de la future ligne de Grenoble à Villard-de-Lans (GVL) atteignent enfin Saint-Nizier, mais la caténaire reste à poser. On envisage l’inauguration pour le mois de juin 1015, mais la guerre survient entre temps. Les travaux se poursuivent au ralenti malgré les restrictions. En dessous de Saint-Nizier, le wagon de service pour la pose de la caténaire est tracté par des bœufs. La voie sera ensuite posée jusqu’à Villard de Lans mais pas ballastée. Une locomotive à vapeur du type 030T assure la traction des trains de travaux en absence de caténaires. (Archives SGTE).

– En hiver 1915, La locomotive à vapeur et à charbon du type 022 système Engerth n° 544 (série 521 à 553) de la Compagnie du PLM, dotée d’une cabine de conduite à queue d’hirondelle, tracte un train de voyageurs Chambéry – Grenoble et dessert la gare de Lancey.

– En 1916, livraison des 5 grandes automotrices électriques bidirectionnelles à bogies n° 111 à 115 pour la future ligne de Grenoble à Villard-de-Lans (GVL). Elles ont été construites par la Société Nouvelle de l’Horme & Buire à Lyon, ont 14,40 mètres de longueur et pèsent 27 tonnes. Livraison de deux remorques à bogies n° 151R et 152R, de 10,40 mètres de longueur. (Archives SGTE).

– En 1916, Vladimir Illitch OULIANOV dit Lénine passa 4 mois à Grenoble. Les allemands lui affrétèrent un train spécial au départ de la gare de Grenoble pour rejoindre la Russie où se préparait la révolution d’octobre 1917.

– De 1916 à 1919, des locomotives à vapeur et à charbon du type 230 de la série B 3401 à B 3735 du PLM des dépôts de Grenoble, Veynes, de Lyon-Mouche et de Lyon-Vaise, assurent la traction des trains sur Lyon – Grenoble et Veynes et Grenoble – Valence.

– En automne 1917, le dépôt de Grenoble reçoit dans ses effectifs ses 5 premières locomotives à vapeur et à charbon de la série 140 B 4295 à 4299. (Archives du dépôt de Grenoble).

– En 1916, le dépôt de Grenoble compte dans ses effectifs 19 locomotives à vapeur et à charbon du type 230 de la série B 3401 à B 3735 du PLM.

– En 1920, livraison du locotracteur électrique Jeumont n° 2J pour la ligne de tramway de Grenoble à Villard-de-Lans (GVL). (Archives SGTE).

– En 1920, création du dépôt de Vénissieux dont les locomotives à vapeur et à charbon circulent, entre autres, sur Lyon – Grenoble, telles que des Pacific 231 D du PLM.

– En 1920, construction d’une nouvelle rotonde du type G en demi-lune avec 18 voies et pont tournant de 23 mètres en lieu et place du parc découvert central entre les deux rotondes du dépôt de Grenoble par le PLM. Le dépôt de Grenoble dispose désormais de 3 rotondes couvertes.

– En 1920, mise en service des Ateliers de Wagons de Brignoud (AWB) pour la réparation de wagons. Suite à un accord avec le PLM, les usines « Fredet » de Brignoud achètent une usine préfabriquée américaine stockée depuis 1918 dans le port du Havre afin de monter à Brignoud pour y créer un important atelier de réparation de wagons du PLM. Un faisceau ferroviaire de 26 voies et un hall central de 26.000 m2 permettent aux AWB de traiter simultanément près de 300 wagons. (Archives AWB).

– Le 04/06/1920, constitution en régie départementale des Voies ferrées du Dauphiné (VFD) ex-(SVFD).

– Le 04/06/1920, inauguration officielle de la totalité de la ligne de tramway de Grenoble à Villard-de-Lans (GVL), longue de 30 km.

– Le 01/07/1920, mise en service commerciale de la ligne de tramway de Grenoble à Villard-de-Lans (GVL).

– En 1921, le dépôt de Grenoble compte dans ses effectifs 17 locomotives-tender à vapeur et à charbon du type 050 prussienne G10 de la série 5001 à 5049 du PLM, avec surchauffeur Schmidt et réchauffeur Knorr. Elles sont dédiées à la traction de trains de marchandises. (Archives du dépôt de Grenoble).

– En 1921, le dépôt de Grenoble reçoit dans ses effectifs des locomotives à vapeur et à charbon de la série 140 C du PLM, pour service sur Grenoble – Lyon, Grenoble – Veynes et Chambéry – Grenoble – Valence. Il cède au dépôt de Vénissieux des locomotives à vapeur et à charbon des séries 140 B et 140 G du PLM. (Archives du dépôt de Grenoble).

– En octobre 1921, le dépôt de Vénissieux reçoit dans ses effectifs des locomotives à vapeur et à charbon de la série 140 G du PLM.

– Le 01/01/1922, le dépôt de Vénissieux compte aussi dans ses effectifs des locomotives à vapeur et à charbon du type Consolidation des séries 140 B et 140 G du PLM, en provenance des dépôts de Portes, Grenoble, Le Teil et Lyon-Vaise, en plus des locomotives déjà au parc en 1921.

– En 1922, les nouvelles locomotives à vapeur et à charbon du type Pacific de la série 231 D du dépôt de Lyon-Mouche assurent des trains Rapides sur Lyon – Grenoble.

– En 1922, le dépôt de Grenoble compte dans ses effectifs 15 locomotives-tender à vapeur et à charbon du type 050 prussienne G10 de la série 5001 à 5049 du PLM. (Archives du dépôt de Grenoble).

– Le 06/04/1922, avec le changement d’horaire, on note la circulation d’un train Gap (14h55) – Lyon-Perrache (23h40) via Veynes-Dévoluy et Grenoble (20h22).

– En juillet 1922, le dépôt de Vénissieux reçoit dans ses effectifs des locomotives à vapeur et à charbon du type Consolidation de la série 140 E du PLM en remplacement de celles de la série 140 B du PLM.

– Le 20/10/1922, création de l’Union Internationale des Chemins de fer (UIC), à Paris / Gründung der Internationaler Eisenbahnverband, in Paris / Creazione dell’Unione Internazionale delle Ferrovia, a Parigi.

– En 1923, le dépôt de Grenoble compte dans ses effectifs 23 locomotives-tender à vapeur et à charbon du type 050 prussienne G10 de la série 5001 à 5049 du PLM. (Archives du dépôt de Grenoble).

– En 1923, le dépôt de Vénissieux compte 21 locomotives à vapeur et à charbon du type Consolidation de la série n° 3741 à 3975 du PLM qui assurent, entre autres des services sur la ligne Lyon – Grenoble. (Archives du dépôt de Vénissieux).

– Le 21/02/1923, création de la Société d’électrochimie de Brignoud – Ets Fredet-Kuhlmann.

– Le 13/06/1923,mise en service su prolongement de 4 km de la ligne de tramway de SGTE de Vif à Genevrey (juste avant le pont sur la Gresse). (Archives SGTE).

– Le 26/10/1923, la locomotive électrique Thury n° 2 « Isère » du SGLMG tracte un train de voyageurs de 4 voitures voyageurs dont une mixte-fourgon (à vigie) à trois essieux, au départ de La Mure.

– En 1924, l’atelier de levage et la prise d’eau du dépôt de Grenoble reçoivent la force motrice électrique. (Archives du dépôt de Grenoble).

– En 1924, le dépôt de Grenoble reçoit dans ses effectifs 2 locomotives-tender à vapeur et à charbon de la série 4 BM 1 à 84 du PLM, neuves de construction qui assurent la manœuvre des trains à Grenoble et à La Buisseratte, ainsi que les acheminements de wagons dans les divers embranchements de la ville. (Archives du dépôt de Grenoble).

– De 1924 à 1929, construction du viaduc en maçonnerie (en courbe) de la Bonne au PK 40,4 (avec 230 mètres de long, 7 arches et 120 mètres de haut) entre La Mure et Corps pour le SGLMG. Ce viaduc existe toujours mais sert aujourd’hui pour le trafic routier.

– Le 19/07/1924, mise en service du Funiculaire de Saint-Hilaire du Touvet (38) d’une longueur de 1,4 km, pour acheminer le matériel nécessaire à la construction des Etablissements de Cure du Plateau des Petites Roches, de la gare basse de Montfort (dans la Vallée du Grésivaudan à 251 mètres d’altitude) à la gare haute, située au cœur du village de St Hilaire du Touvet (à 967 mètres d’altitude) avec une pente de 83 %, la plus forte de France.

– Du 11/08/1924 au 31/08/1924, le dépôt de Grenoble reçoit dans ses effectifs 5 locomotives à vapeur et à charbon du type Consolidation de la série 140 A du PLM (futures 140 J de la SNCF), à savoir les 140 A n° 114 à 118, neuves de construction. (Archives du dépôt de Grenoble).

– En 1925, le dépôt de Grenoble compte dans ses effectifs 33 locomotives-tender à vapeur et à charbon du type 050 prussienne G10 de la série 5001 à 5049 du PLM. (Archives du dépôt de Grenoble).

– En 1925, le dépôt de Grenoble reçoit dans ses effectifs une 3ème locomotive-tender à vapeur et à charbon de la série 4 BM 1 à 84 du PLM, neuves de construction. (Archives du dépôt de Grenoble).

– En 1925, construction d’une gare d’échange SGTE/VFD située rue Humbert II à proximité du Boulevard Agutte Sembat à Grenoble (sur la partie nord de l’actuel parking Hoche) et appelée « Grenoble-Echanges » sur une surface de 165 mètres sur 15 mètres permettant d’y stoker une quarantaine de wagons à 2 essieux. Cette gare servait de relais pour les marchandises et plus particulièrement celui du transport de chaux Pra-Paris en provenance de la carrière Balthazar aux Engenières au nord de Sassenage tracté par la SGTE et relayé par les VFD à destination des usines métallurgiques de la Romanche.

– Du 28/04/1925 au 15/06/1925, le dépôt de Grenoble reçoit dans ses effectifs 11 locomotives à vapeur et à charbon du type Consolidation de la série 140 A du PLM (futures 140 J de la SNCF), à savoir les 140 A n° 125 à 135, neuves de construction. (Archives du dépôt de Grenoble).– Du 21/05/1925 au 35/10/1925, Exposition Internationale de la Houille Blanche et du Tourisme à Grenoble sur 20 hectares. Parmi les nombreux pavillons, on trouve un pavillon du matériel de chemin de fer et un pavillon des grands réseaux de chemin de fer, ce dernier vaste hall de 90 m. de long par 35 m. de large, sans point d’appui intérieur, où étaient exposées de nombreuses locomotives dont une locomotive à vapeur et à charbon de 1860 du type 111 n° 201 baptisée « Pierrot » du PLM, la locomotive électrique monocourant à courant continu dotée des moteurs de traction doubles disposés verticalement dans la caisse, (configuration exceptionnelle) du type 2C2, E 3102 du Midi construite aux CEF de Tarbes, trois locomotives électriques à courant triphasé italiennes, et de nombreuses voitures à voyageurs de différents pays. L’exposition a été inaugurée par le Président du Conseil de la République Française Paul PAINLEVÉ, du ministre des Travaux Publics Pierre LAVAL et plusieurs autres ministres, arrivés depuis Paris par le train, avec les honneurs des troupes militaires en gare de Grenoble pavoisée pour la circonstance. Il reste de cette grande exposition la tour d’orientation Perret, en béton armé (une première à l’époque et en cours de restauration en 2024 et 2026) située dans l’actuel parc Paul Mistral à côté de l’Hôtel de ville actuel de Grenoble.

Grenoble expo 1925 Collection William LACHENAL
Grenoble expo 1925
Collection William LACHENAL

– Du 02/07/1925 au 21/09/1925, le dépôt de Grenoble reçoit dans ses effectifs 22 locomotives à vapeur et à charbon du type Consolidation de la série 140 A du PLM (futures 140 J de la SNCF), à savoir les 140 A n° 140 à 161, neuves de construction. (Archives du dépôt de Grenoble).

– En 1926, au dépôt de Grenoble, l’ancien portique de 10 tonnes est remplacé par un autre de 15 tonnes. (Archives du dépôt de Grenoble).

– En 1926, le dépôt de Vénissieux reçoit dans ses effectifs des locomotives à vapeur et à charbon du type Consolidation de la série 140 E de la deuxième série (101 à 213) du PLM sortant des usines du Creusot et renforçant le parc des 140 G toujours à l’effectif. Ces locomotives ont assuré un bon service mixte dans la vallée du Rhône et sur les lignes de Lyon à Ambérieu, Grenoble et Chalon-sur-Saône jusqu’en 1930. (Archives du dépôt de Vénissieux).

– En 1927, réception par le SGLMG des automotrices électriques A3 à A8, construites par Buire et Thomson-Houston, livrées sur wagon PLM (Archives HBD).

– En 1927/1928 (service d’hiver), on note la circulation du train Express quotidien n° 2503 (1ère, 2ème et 3ème classes) Lyon-Perrache (10h00) – Marseille-Saint-Charles (22h30) via Grenoble (12h31/13h02) et Veynes-Dévoluy (16h27/17h00) et du train Express quotidien n° 2504 (1ère, 2ème et 3ème classes) Marseille-Saint-Charles (07h00) – Lyon-Perrache (19h00) via Veynes-Dévoluy (12h13/12h43) et Grenoble (15h41/16h15), par le PLM.

– En 1927/1928 (service d’hiver), on note, entre autres, la circulation du train omnibus quotidien n° 2529 (1ère, 2ème et 3ème classes) Lyon-Perrache (5h15) – Grenoble (9h17) et du train Express quotidien n° 2505 (1ère, 2ème et 3ème classes) Lyon-Perrache (17h05) – Grenoble (19h50), ce dernier relevant la correspondance du Rapide n° 25 Paris-G-L. (8h20) – Lyon-Perrache (16h01), par le PLM.

– En 1927/1928 (service d’hiver), on note, entre autres, la circulation du train Express n° 2643/44 Culoz (9h50) – Valence (14h00) via Chambéry (10h00/10h22) – Grenoble (11h30/12h30) et du train omnibus n° 2673/74 Chambéry (12h28) – Valence (17h16) via Gières-Uriage (14h04) et Grenoble (14h14/14h32), par le PLM.

– Le 01/04/1927, on note la circulation du train Express n° 2641/42 Grenoble (06h55) – Culoz (09h48) via Pontcharra (07h34), Montmélian (07h44/07h47), Chambéry (08h02/08h50), Aix-les-Bains (09h07/09h25), Culoz (09h48) et donnant correspondance à Culoz sur le train n° 665 Lyon (7h10) – Genève (13h05) via Culoz (10h03) Bellegarde (10h45).

– En 1927/1928 (service d’hiver), on note la circulation des trains (1ère, 2ème et 3ème classes) omnibus quotidiens n° 2623, 2625 et 2629 Saint-Rambert-d’Albon (départs respectivement à 7h32, 12h02 et 20h35) – Rives (arrivées respectivement à 9h11, 13h52 et 22h14), ainsi que des trains (1ère, 2ème et 3ème classes) omnibus quotidiens n° 2622, 1626 et 2630 Rives (départs respectivement à 5h08, 13h12 et 19h58) – Saint-Rambert-d’Albon (arrivées respectivement à 6h40, 15h10 et 21h43).  On note également mais uniquement dans ce sens la circulation du train marchandises et voyageurs MV/3ème classe n° 6306 Rives (14h00) – Saint-Rambert-d’Albon (17h55), par le PLM.

– En 1928, le dépôt de Grenoble reçoit dans ses effectifs 13 locomotives à vapeur et à charbon du type Consolidation de la série 140 L du PLM pour services sur Veynes, Valence et Lyon. (Archives du dépôt de Grenoble).

– En 1928, le dépôt de Grenoble perd de ses effectifs ses locomotives à vapeur et à charbon du type Consolidation de la série 140 C du PLM, revendues au PLM Algérien. (Archives du dépôt de Grenoble).

– En 1928,mise en service su prolongement de 50 mètres de la ligne de tramway de SGTE au-delà de Genevrey pour franchir le pont sur la Gresse avec un nouveau terminus aux Saillants du Gûa. Le réseau de tramways de la SGTE est à son apogée. Il compte 64,33 km de ligne, troncs communs cumulés et 103,33 si on y ajoute le GVL. Son parc de matériel roulant comporte 42 motrices et 45 remorques, hors GVL. (Archives SGTE).

– En octobre 1928, des inondations emportent la voie ferrée du tramway de la SGTE à Veurey sur l’ex ligne des CEN. (Archives SGTE).

– En janvier 1929, publication du 1er numéro du « Bulletin du PLM », revue bimestrielle destinée au personnel.

– En décembre 1930, le dépôt de Vénissieux compte dans ses effectifs 128 locomotives à vapeur et à charbon dont 19 du type Mikado-PLM de la série 141 C du PLM. Ces dernières assurent la remorque des trains de marchandises sur Lyon – Grenoble, Dijon et Portes et express et messageries sur Lyon – Besançon et Saint- Germain-des-Fossés. (Archives du dépôt de Vénissieux).

– En 1931, le dépôt de Grenoble compte, entre autres, dans ses effectifs 6 locomotives-tender à vapeur et à charbon du type 030 T de la série 3AM 1 à 215 du PLM. (Archives du dépôt de Grenoble).

– En 1931, le dépôt de Grenoble reçoit dans ses effectifs 14 locomotives à vapeur et à charbon du type Mikado-PLM de la série 141 C du PLM pour services sur Lyon, Valence ou Chambéry. (Archives du dépôt de Grenoble).

– En 1931, le dépôt de Chambéry reçoit dans ses effectifs 16 locomotives-tender à vapeur et à charbon de la série 242 CT du PLM dont certaines circulaient entre Chambéry et Grenoble. (Archives du dépôt de Chambéry).

– Le 03/03/1931, livraison au SGLMG de la draisine d’inspection avec tourelle, construite par les Ets Berliet à Vénissieux (Archives HBD).

– Le 18/06/1931, l’automotrice électrique A2 du SGLMG fut complètement détruite lors d’une collision (Archives HBD).

– En 1932, le dépôt de Grenoble est doté à son tour de l’éclairage électrique. (Archives du dépôt de Grenoble).

– En 1932, le dépôt de Grenoble compte, entre autres, dans ses effectifs 19 locomotives à vapeur et à charbon du type Mikado-PLM de la série 141 C du PLM. (Archives du dépôt de Grenoble).

– En 1932, les nouvelles locomotives-tender à vapeur et à charbon de la série 242 CT du PLM du dépôt de Grenoble assurent des trains sur Grenoble – Chambéry, tandis que les nouvelles locomotives-tender à vapeur et à charbon de la série 242 DT du dépôt de Grenoble assurent des trains sur Grenoble – Veynes. (Archives du dépôt de Grenoble).

– En 1932, le dépôt de Grenoble est à son apogée et compte dans ses effectifs 116 locomotives-tender à vapeur et à charbon avec en plus un contingent d’autorail. (Archives du dépôt de Grenoble).

– En 1932, livraison du locotracteur électrique Bown-Boveri n° 5113 à bogies de type BB, en livrée gris-clair, pour la ligne de tramway de Grenoble à Villard-de-Lans (GVL), pour la traction des trains de marchandises. Ce locotracteur, livré par l’Allemagne au titre de la « dette de guerre », sera utilisé pour la traction des trains de marchandise et très occasionnellement pour la traction de trains de voyageurs lors de défaillance d’une automotrice électrique.

– En avril 1932, mise en service du locotracteur diesel D1, par le SGLMG (Archives HBD).

– Le 22/05/1932, mise en service de la ligne entre La Mure et le Valbonnais, avec l’automotrice électrique A3, par le SGLMG (Archives HBD).

– Le 18/06/1932, mise en service de la ligne entre l’embranchement du Valbonnais et Corps, par le SGLMG, et première circulation de La Mure à Corps avec également l’automotrice électrique A3 (Archives HBD).

– En 1932, transport de 313.000 tonnes de charbon et de 320.970 voyageurs, par le SGLMG. (Archives HBD).

– En 1933, le dépôt de Grenoble reçoit dans ses effectifs 2 autorails monocaisse diesel dîtes « Michelines » sur pneumatiques ZZRy 1 et 2 du PLM, en livrée bleue et gris-clair bleuté. (Archives du dépôt de Grenoble).

– En 1933, le dépôt de Veynes reçoit dans ses effectifs 11 locomotives-tender à vapeur et à charbon de la série 242 DT du PLM pour services sur, Grenoble, Aix-en-Provence et Marseille.

– En 1933, reprise du Voiron – Saint-Béron (VSB) par les VFD. – En 1933, une locomotive à vapeur et à charbon du type Pacific-PLM de la série 231 D du PLM stationne en dehors de la marquise côté Nord attend son départ sur le quai n° 1 de la gare de Grenoble en tête d’un train pour Paris-PLM via Lyon-Perrache, abrité sous la marquise de la gare. A l’arrière-plan, la basilique du Sacré-Cœur est en construction, on y pose la toiture. Une autre locomotive à vapeur et à charbon du type Pacific-PLM de la série 231 D du PLM manœuvre en gare de Grenoble non loin de la Brasserie de La Frise dont on aperçoit la grande cheminée.

231 D du PLM en gare de Grenoble en 1933 Photo J. CHAMPALLE - Collection William LACHENAL
231 D du PLM en gare de Grenoble en 1933
Photo J. CHAMPALLE – Collection William LACHENAL

– En 1933, le cirque Barnum vient à Grenoble par le train. Des éléphants descendent sur le quai militaire de la gare de Grenoble. (Archives gare de Grenoble).

– En 1933, le train exposition du PLM vient en gare de Grenoble le long du quai militaire. (Archives gare de Grenoble).

Train expo PLM Grenoble en 1933 Photo CHAMPALLE - Collection Willam LACHENAL
Train expo PLM Grenoble en 1933
Photo CHAMPALLE – Collection Willam LACHENAL

– En 1933, importante baisse du volume de wagons traités par l’usine AWB de réparation de wagons de Brignoud. (Archives AWB).

– En 1933, le dépôt de Veynes reçoit dans ses effectifs 11 locomotives-tender à vapeur et à charbon de la série 242 DT avec services sur Grenoble – Veynes, Veynes – Aix-en-Provence et Veynes – Marseille. (Archives du dépôt de Veynes).

– En 1933, la locomotive électrique Sécheron T10 du SGLMG tracte un train de ciment, composé de 3 fourgons et de 2 tombereaux bâchés à 3 essieux, en provenance du Pont du Prêtre, et franchit le viaduc de la Roizonne pour se rendre à La Mure.

231 D devant les brasseries de La Frise à Grenoble en 1933 Photo J. CHAMPALLE - Collection William LACHENAL
231 D devant les brasseries de La Frise à Grenoble en 1933
Photo J. CHAMPALLE – Collection William LACHENAL

– A partir de février 1933, livraison au SGLMG des locomotives (Tracteurs) électriques Sécheron T6 à T10 pendant la même année. (Archives HBD).

– Le 01/09/1933, 1ère circulation d’un autorail monocaisse monomoteur diesel du type Renault VH de la série G 201 à G 213 du PLM (futurs X 2111 à 2123 de la SNCF) du dépôt de Lyon-Vaise sur la ligne Lyon-Perrache – Grenoble, par le PLM.

– En 1934, le dépôt de Grenoble compte toujours dans ses effectifs 13 locomotives à vapeur et à charbon du type Consolidation de la série 140 L du PLM pour services sur Veynes, Valence et Lyon. (Archives du dépôt de Grenoble).

– En 1934, le dépôt de Lyon-Vaise reçoit dans ses effectifs 7 autorails monocaisse monomoteur diesel du type Renault-VH de la série G 201 à G 213 du PLM pour circulation sur Lyon-Perrache – Grenoble.

– En 1934, commande par le PLM des autorails monocaisse bimoteurs diesel Decauville de la série ZZP n° 1 à 9 surnommés « Nez de cochon », en livrée bleue et gris-clair bleuté du PLM, pour circulation en Dauphiné et en Savoie, mais aussi sur la voie Dauphine entre Grenoble et Lyon. Ces autorails, affectés en 1936 au Centre autorails de Grenoble, étaient équipés de deux moteurs Diesel Saurer de 300 CV chacun et arboraient une livrée bleue et gris-clair bleuté. Les capots furent supprimés lors de leur transformation avec cabines avancées en 1952 et 1953 par la SNCF qui leur appliqua la livrée autorail classique rouge-vermillon 605 et crème 407 avec toit crème 407 et qui les numérota en série XAPDP 52001 à 52009 en 1962 et leur appliqua la livrée autorail classique rouge-vermillon 605 et crème 407 avec toit crème 407. L’autorail X 52103, de la seconde sous-série, restauré par les Ateliers d’Oullins dans sa livrée de fin de carrière rouge-vermillon 605 et crème 407 avec toit rouge-vermillon 605, représente cette série à la Cité du Train de Mulhouse car ce fut les premiers autorails diesel à transmission électrique.

– En mars 1934, poursuite des essais en ligne du tracteur électrique Sécheron T10 du SGLMG avant sa mise en service.

– En avril 1934, la locomotive électrique Sécheron T10 du SGLMG tracte un train de marchandises entre La Mure et Corps et un couplage composé de l’automotrice électrique A1 et le la locomotive électrique E 4 (toutes deux ayant leurs 4 pantographes levés) du SGLMG circule de La Motte d’Aveillans à Saint-Georges-de-Commiers.

– En été 1934, achèvement de la construction du bâtiment voyageurs de la gare de Corps du SGLMG, construit après la mise en service de la ligne.

– En 1935, le dépôt de Portes compte 21 locomotives à vapeur et à charbon du type Consolidation de la série n° 3741 à 3975 du PLM qui assurent, entre autres des services sur la ligne Valence – Grenoble. (Archives du dépôt de Portes).

– Le 15/05/1935, renforcement des services autorails entre Lyon-Perrache et Grenoble avec 19 navettes, essentiellement assurées par des autorails monocaisse monomoteur diesel du type Renault VH de la série G 201 à G 213 du PLM du dépôt de Lyon-Vaise.

– Le 01/07/1935, création du centre autorails du dépôt de Grenoble, et les 2 autorails monocaisse diesel dîtes « Michelines » sur pneumatiques ZZRy 1 et 2 du PLM, en livrée bleue et gris-clair bleuté, sont affectées à la ligne des Alpes entre Grenoble et Veynes.

– Le 01/07/1935, création d’une relation estivale Grenoble – Digne (Nice) par ligne des Alpes entre Grenoble et Veynes, assurée par les autorails monocaisse bimoteurs du type 21 dites Michelines ZZR 1 et 2 du PLM.

– Le 20/09/1935, le centre autorails du dépôt de Grenoble perd de ses effectifs ses 2 autorails monocaisse diesel dîtes « Michelines » sur pneumatiques ZZR 1 et 2 du PLM, en livrée bleue et gris-clair bleuté, transférés au dépôt de Besançon. (Archives du dépôt de Grenoble).

– En 1935, démolition de la coupole de la seconde rotonde du dépôt de Grenoble, et construction d’un auvent sur le pourtour intérieur. (Archives du dépôt de Grenoble).

– En 1936, le dépôt de Grenoble compte, entre autres, dans ses effectifs 23 locomotives à vapeur et à charbon du type Mikado-PLM de la série 141 C de la SNCF. (Archives du dépôt de Grenoble).

– En 1936, fermeture de l’embranchement de 2.328 mètres de Notre-Dame-de-Vaulx, par le SGLMG (Archives HBD).

– En 1936, la 1ère Micheline de type 22 du PLM arrive en gare Grenoble.

1ère Micheline de type 22 à son arrivée en gare Grenoble en 1936 Photo J. CHAMPALLE - Collection William LACHENAL
1ère Micheline de type 22 à son arrivée en gare Grenoble en 1936
Photo J. CHAMPALLE – Collection William LACHENAL

– En mai 1936, l’indicateur Chaix des horaires de l’été 1936 indique la circulation de 3 trains allers-retours du PLM sur la ligne de Saint-Rambert-d’Albon à Rives avec des départs de Rives respectivement à 07h20, 14h02 et 17h39 avec arrivées àSaint-Rambert-d’Albon respectivement à 08h41, 15h39 et 18h57et des départs deSaint-Rambert-d’Albon respectivement à 07h19, 11h20 et 19h45 avec arrivées à Rives respectivement à 08h33, 12h34 et 21h05, tous ces trains étant en corresponde de part et d’autre avec des trains de et pour Grenoble et Valence.

– Du 22/07/1936 à mai 1939, le PLM crée un centre autorails au dépôt de Vénissieux où 12 voies de la rotonde nord avaient été aménagées pour l’entretien des autorails Bugatti.

– Le 01/08/1936, création par l’Etat français du billet annuel de congés payés offrant 30% de réduction sur le réseau ferroviaire français.

– Le 01/09/1936, le centre autorails de Vénissieux compte dans ses effectifs uniquement six autorails monocaisse bimoteurs diesel Bugatti simples, série ZZK 201 à 218 (deux moteurs à essence de 200 CV du type allongé de 21,40 m) renumérotés à la création de la SNCF : ZZB 3001 à 3018.

– De 1936 à 1938, le dépôt de Grenoble reçoit dans ses effectifs 9 autorails monocaisse bimoteurs diesel Decauville DC 2001 à 2009 du PLM, en livrée bleue et gris-clair bleuté du PLM, avec capots d’extrémité et surnommés « nez de cochon » qui circulent sur l’étoile ferroviaire de Grenoble.

– En été 1936, la relation estivale Grenoble – Digne (Nice) par ligne des Alpes entre Grenoble et Veynes, est assurée par les autorails monocaisse bimoteurs diesel Decauville de la série ZZP 1 à 9 du PLM (futurs X 52000 de la SNCF), en livrée bleue et gris-clair bleuté du PLM.

– En 1937, le dépôt de Grenoble compte, entre autres, dans ses effectifs 29 locomotives à vapeur et à charbon du type Mikado-PLM de la série 141 D de la SNCF dotées de réchauffeur (mais non transformée en 141 E). (Archives du dépôt de Grenoble).

– En 1937, le dépôt de Grenoble reçoit dans ses effectifs 4 autorails fourgons monocaisse monomoteur diesel Berliet de la série BE ZZDM 101 à 104 du PLM en provenance du dépôt de Lyon-Vaise et qui circulent entre Grenoble et Lyon. (Archives du dépôt de Grenoble).

– En 1937, le dépôt de Grenoble reçoit dans ses effectifs 2 autorails monocaisse monomoteur diesel Berliet de la série BE 3001 à 3014 du PLM qui circulent entre Grenoble et Lyon. (Archives du dépôt de Grenoble).

– En 1937, des autorails monocaisse diesel des types Bugatti, Decauville et Berliet stationnent sous la rotonde demi-lune type G du dépôt de Grenoble.

– En 1937, arrivée en gare de Corps de trains spéciaux de pèlerinage pour Notre Dame de La Salette, composé chacun d’une automotrice et de deux remorques à boggies, du SGLMG. Ces trains relevaient en gare de Saint-Georges-de-Commiers les correspondances des trains en provenance de Lyon, Marseille ou Briançon. (Archives HBD).

– En été 1937, les autorails monocaisse monomoteur diesel du type Bugatti (simples ou allongés), assurent quotidiennement une relation par train automoteur (TA) ultra-rapide Lyon – Strasbourg, trois TA directs accélérés Lyon – Genève et plusieurs TA directs ou omnibus sur Lyon – Grenoble. Les autorails Bugatti de Vénissieux ou Renault de Lyon-Vaise se succédaient à 50 mn d’intervalle entre 05h00 et 19h00 sur la ligne Lyon – Grenoble, en plus des trains à traction à vapeur.

– Le 01/08/1937, le dépôt de Grenoble compte dans ses effectifs les 4 autorails-fourgons Berliet de la série BE ZZDM 101 à 104, 2 autorails Berliet de la série BE 3001 à 3014 de 250 CV, 7 autorails monocaisse bimoteurs diesel Decauville ZZ P 1 à 7 (les 8 et 9 n’étant pas encore réceptionnés). Les autorails ZZP 1 à 9, en livrée bleue et gris-clair bleuté du PLM, possèdent des capots d’extrémité d’où leur surnom de « Nez de cochon ». (Archives du dépôt de Grenoble).

XDC 2007 Grenoble - Digne arrive à Digne-les-Bains en été 1937 Photo J. CHAMPALLE - Collection William LACHENAL
XDC 2007 Grenoble – Digne arrive à Digne-les-Bains en été 1937
Photo J. CHAMPALLE – Collection William LACHENAL

– Le 31/08/1937, parution du décret-loi instituant la création de la SNCF.

Autorails Berliet et Decauville au dépôt de Grenoble - Bulletin PLM de novembre 1937 Collection William LACHENAL
Autorails Berliet et Decauville au dépôt de Grenoble – Bulletin PLM de novembre 1937
Collection William LACHENAL