Le 29 octobre dernier, Prague accueillait la première rencontre intergouvernementale entre la Hongrie et la Tchéquie. L’avenir d’un réseau ferroviaire à grande vitesse reliant les pays du groupe de Visegrád (Hongrie, Pologne, Tchéquie, Slovaquie) a occupé une place centrale dans les échanges.
La Tchéquie, la Slovaquie, la Pologne et la Hongrie veulent coordonner leurs projets. L’objectif est de créer des liaisons rapides et de qualité, capables d’offrir une véritable alternative pour les déplacements entre les quatre pays.
Ces investissements doivent être réalisés dans les années 2030. Le projet est estimé à plus de 10 milliards d’euros. Les quatre États devront agir ensemble pour obtenir un soutien significatif dans le cadre du prochain budget pluriannuel de l’Union européenne. C’est ce qu’a souligné le Premier ministre hongrois, Péter Magyar.
Les ministres des Transports des deux pays ont par ailleurs signé jeudi à Prague un accord de coopération sur le développement des relations de transport tchéco-hongroises. Le texte porte sur les infrastructures et les transports transfrontaliers, la sécurité, la décarbonation, la mobilité militaire et l’utilisation efficace des fonds européens.
Le ministre hongrois des Transports a enfin évoqué le prolongement jusqu’à Belgrade de certaines relations entre Prague, Bratislava et Budapest. Il a aussi annoncé des efforts pour améliorer, voire rétablir, des liaisons directes entre Budapest et l’Allemagne ainsi que d’autres villes d’Europe du Nord, via Prague.

Photo Renaud CORNU-EMIEUX
Lien vers un article en hongrois.

